Psychanalyse

Daniel Sartor

psychologue, psychanalyste & photographe

consultation d'un psychologue clinicien

Il faut savoir différencier le travail d'un psychologue clinicien, d'un psychanalyste, des psychothérapies psychanalytiques en face à face, en groupe, en famille, etc. Il s'agit dans tous les cas qu'une rencontre ait lieu, pour quelle produise ses effets. Cette rencontre se structure sur les expériences marquantes, vécues ou imaginaires de l'enfance du patient, que l'on soit enfant, adolescent ou adulte. La rencontre avec un psychologue clinicien ou un psychanalyste revisite cette primauté et la retravaille pour permettre au sujet de se comprendre, de déjouer et dénouer les liens en jeu qui le mettent en action.

Au-delà de cinq/six ans, les peurs de l’enfant, cauchemars ou peur panique. Ces enfants sont souvent très dépendants de leurs parents. Autre motif, l’enfant-roi, capricieux, qui n’obéit pas et décide de tout à la maison. Enfin vers 9 ou 10 ans l’enfant peut être agressif, en échec scolaire, avoir des troubles du langage plus ou moins marqués, ou encore des phobies scolaires ou des troubles obsessionnels. Une psychothérapie ou psychanalyse peut l'aider à reprendre le cours régulier de son développement afin de grandir mieux et de libérer son énergie pour des activités créatives. Le psychothérapeute ou psychanalyste aide l'enfant à surmonter les conflits qui l'entravent dans sa vie actuelle. Loin de l'éduquer à la manière d'un maître, il l'invite à évoquer librement son monde interne par la parole, éventuellement médiatisée par le dessin et le jeu.

En ce qui concerne l’écoute des parents, il s’agit essentiellement d’écouter et de repérer comment les parents parlent de l’histoire familiale des deux lignées, des événements importants, pour situer l’enfant dans sa généalogie. Ce qui compte pour eux, c'est de recevoir leur demande, leur plainte, l’identification dans laquelle ils sont, ainsi que l’enfant avec eux, quels signifiants, quels vœux inconscients planent autour d’eux. Ce travail avec les parents devient primordial dans un grand nombre de cas. Il permet à l’enfant de retrouver une certaine liberté avec le symptôme. Il y a aussi des enfants qui feront une demande d’analyse à recevoir comme telle.

 

psychanalyse d'adolescent, d'adulte ou de couple

 

Il faut savoir différencier le travail d'analyse des psychothérapies psychanalytiques en face à face, en groupe, en famille, etc. Il s'agit dans tous les cas d'une rencontre qu'il faut réussir pour quelle produise ses effets. Cette rencontre se structure sur les bases d'une primauté de l'infantile du patient que l'on soit enfant, adolescent ou adulte. La rencontre avec un psychologue clinicien ou un psychanalyste revisite cette primauté et la retravaille pour permettre au sujet de se comprendre, de déjouer et dénouer les liens en jeux qui le mettent en action.

Aider l'adolescent à déplier son environnement pour l'aider à comprendre la place qu'il occupe dans le monde.

Pour l'adulte il s'agit de revisiter les chemins de l'infantile dans l'ici et maintenant, afin de dépasser des difficultés ponctuelles, un mal-être inhibiteur (angoisse, phobie, ...) ou bien pour faire face à une maladie somatique.

Le couple s'est l'apprentissage de l'autre, d'un autre point de vue qui se confronte aux objets internalisés, aux représentations imaginaires et fantasmatiques qui nous ont construit du fait du désir lié au manque.

 

clinique du travail

La France connait depuis les années 80, une vague de « violences managériales » liées à un contexte d’organisations du travail pathogènes dont la conséquence est la souffrance au travail.

Depuis seulement trois siècles, le travail, avec l’industrialisation est devenu une activité essentielle à l’Homme. Il inscrit femme et homme en tant qu’acteur social dans la relation à l’autre et au monde. Il identifie également le sujet à sa place et dans son rôle d’adulte. Cette forme de travail basée sur un lien de subordination entre l’employeur et le salarié n’est pas naturelle et peut être délétère. Et ce n’est que depuis une trentaine d’années que « l’Homo-economicus » attaque le quotidien du travailleur en détruisant les valeurs du travail comme l’éthique, la déontologie, la qualité, les savoirs en tant qu’expérience de travail, les solidarités. Alors, le travail devient souffrance pour celui qui y est soumis, souffrance physique mais aussi psychique. (L’étymologie du mot travail vient du mot « tripalium » qui était un instrument de torture chez les Romains).

Du point de vue économique, le travail est devenu une charge à réduire le plus possible, soit en le délocalisant, soit en le sous traitant à des franchisés, des free-lance ou équivalents qui gardent tous les risques pour eux sans les bénéfices, tout en restant dépendants des grosses entreprises (autres liens de subordination).

Ayant pour objectif de satisfaire le marché, le « nouveau management » met en œuvre des moyens de gestion individuelle des personnes, une mise en concurrence des salariés, une intensification du travail en supprimant les temps morts, l’instrumentalisation des corps (réification) et des esprits (emprise).

La disparition des marges manœuvre et des espaces d’échanges, la destruction des collectifs professionnels, induisent une perte de sens de l’objet travail et de sa qualité. L’isolement et l’arrêt de la pensée critique, les tricheries dissimulées pour atteindre des objectifs disproportionnés, l’absence de reconnaissance engendrent souffrance et culpabilité et favorisent les passages à l’acte (suicide) et à des stratégies défensives très souvent délétères (dépression, burn-out, TMS ).

La disqualification du travail s’opère également dans les nouvelles formes d’emplois liés aux nouvelles technologies, l’Ubérisation . Ces emplois à court terme, sans protection, sans qualification, sans reconnaissance professionnelle, donnent l’impression d’autonomie et d’indépendance en échange d’un faible revenu et, le comble, ils alimentent la trésorerie des grands groupes.

Le travail est devenu une valeur objectivable, marchandisé, où le travailleur n’a plus son mot à dire, ni ses maux.

 

les défenses liées au collectif

La souffrance au travail est plus facilement admise et acceptée si elle est partagée par une communauté, par ses pairs, sa hiérarchie.

« Dans un collectif, on ne partage pas seulement des règles techniques, sociales ou langagières, mais aussi des valeurs communes », faisant l’objet de délibération "qui conduisent à s’entendre a minima sur ce qui est juste ou injuste de faire dans telle situation de travail".

Dans le collectif, les règles de métier (bonnes ou mauvaises) et l’éthique sont acceptées et partagées par tous. Chacun est solidaire de l’autre et cela l’aide à supporter les difficultés, les douleurs, les frustrations inhérentes au travail. Il en tire un bénéfice, celui d’appartenir à l’équipe, au collectif, au groupe, et d’être reconnu par ses pairs comme semblable et par ses proches comme acteur du champ social.

Sans pouvoir partager ces valeurs communes, le sujet isolé, exclu, maltraité dans son travail ou bien celui qui refuse de s’engager dans une activité qu’il désapprouve peut engendrer, en lui, des conflits qui produisent des sentiments moraux comme la honte, l’indignité, la culpabilité ou les remords. D’autres présenteront une apparente normalité, mais cliveront et seront confrontés aux troubles psychiques et somatiques.

Ainsi, les tensions au travail deviennent délétères et aboutissent à des situations de souffrance psychique, de stress, de découragement, de crise, de conflit, de débordement, de traumatisme, d’accidents, de harcèlement moral ou sexuel, d’agression en tout genre.

 

quel soutien attendre et auprès de qui ?

Dans un premier temps, le recours naturel du sujet confronté à cette souffrance est la famille, les amis, le médecin. En effet, le repli sur soi, la culpabilité, le mal-être s’installent, s’amplifient, la vie professionnelle devient insupportable, le goût pour la vie sociale se détériore, les tensions montent en famille. Tant que ces difficultés ne sont pas rendues intelligibles, elles deviennent une menace pour la santé physique et psychique, dégradant la qualité des relations interpersonnelles dans tous les domaines de la vie.

Il convient dans un premier temps d’extraire la personne de son milieu délétère et de l’entourer en toute confidentialité d’un réseau de compétence psychologues, avocats, médecins du travail, etc. afin de :

- permettre au sujet fragile et blessé, d'exprimer toutes les souffrances vécues,

- déplier et mettre des mots sur le déroulement des faits, les brimades,

- dire l'écart entre la place sociale qu'il croyait occupée et celle qui lui est imposée.

Et petit à petit, recenser et discerner les points de souffrance :

- ceux qui relèvent d'une prise en charge spécifique (CHSCT, Médecine du travail, Inspection du travail, Justice, Droit du Travail, etc.),

- et ceux qui relèvent d'un travail psychothérapique, dans la dimension du champ du travail et des symptômes et leur inscription dans l'histoire personnelle du sujet.

Ce travail n’est possible qu’avec des professionnels, psychologues, juristes, acteurs sociaux qui fonctionnent en réseau pour venir en aide aux personnes atteintes dans leur chair et leur être. C’est l’objet de la clinique du travail de proposer ce temps de réflexion et de reconstruction pour envisager leur avenir plus sereinement.

 

psychanalyse d'enfant

Les motifs de consultation les plus fréquents sont liés aux difficultés éprouvées par l'enfant dans son développement corporel (maîtrise de la motricité, énurésie...), langagier, dans ses apprentissages scolaires ou dans son comportement (agitation...). De même, des angoisses excessives peuvent perturber sa joie de vivre, freiner son envie d'apprendre et de nouer des relations dans son cercle familial et social. L’enfant épprouve des difficultés à trouver sa place. Entre deux ans et demi et quatre ans, c’est l’agressivité de l’enfant qui est le premier motif de consultation, par exemple, un enfant qui mord les autres enfants ou qui n’est plus accepté à la crèche.

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